
Derketo, ou Anuket puisque c’était le nom sous lequel la connaissaient les Achéroniens, est la déesse du désir sexuel, de la luxure, du plaisir sexuel et de l’orgasme sacré, ce qui fait d’elle une idole obscène pour bien des peuples d’Hyboria.
On la représente généralement nue, assise sur un lion et coiffée d’une couronne de plumes d’autruches. Elle tient dans une main des fleurs de lotus et dans l’autre des serpents, tous deux symboles de fertilité et d’érotisme.
Contrairement à beaucoup d’autres dieux, on la représente généralement de face et non pas de profil.
Derketo est à l’origine une déesse Shémite offerte à Set en tribut de guerre. A l’origine celui-ci avait deux putains à ses côté mais elles se sont fondues en une depuis lors. Sous le nom d’Anuket elle est la première femme de Khnemu et la fille de Satet.
Le Styx tire son pouvoir de fertilisation de son étreinte voluptueuse avec Derketo. Celle-ci est également connue sous la forme d’une déesse protégeant la vie et les naissances, procurant la puissance sexuelle et menant les hommes à la guerre. En tant que déesse guerrière, Derketo s’incarne essentiellement dans les fêtes orgiaques accompagnant les victoires. On lui prête également la responsabilité de guider les âmes des morts au travers des cieux.
Derketo incarne la femme tentatrice et libérée à la sexualité débridée et les orgies liées à son culte sont connues dans toute les Stygie. Les femmes prient Derketo pour être fertiles, les hommes essentiellement pour qu’elle leur confère une virilité à toute épreuve. Mais Derketo n’écoute généralement pas les hommes à moins qu’ils s’adonnent dans un temple à des relations sexuelles avec ses prêtresses.
Derketo est également vénérée dans le panthéon et elle est au Zembabwei la compagne de Dagon, dieu du monde souterrain (les enfers).
Culte :
Le culte de Derketo a en Stygie un certain succès et les prêtres de Set savent bien qu’ils peuvent difficilement faire autre chose que le tolérer. Les riches marchands apprécient particulièrement ce culte qui est bien loin de l’austérité du culte de Set qui leur est imposé.
Les prêtresses de Derketo sont aussi les prostituées de son temple et incarnent dans cet office la divinité elle-même. Toutes les prêtresses ont l’obligation de participer à plusieurs orgies durant l’année.
On trouve les plus grands temples de Derketo à Luxur.
Derketo est fêtée une fois par année lors d’un festival débutant par l’exhibition de prêtres, prêtresses et danseurs s’impliquant dans des actes sexuels publics. Au fur et à mesure, l’audience devient si impliquée qu’une orgie générale s’instaure. La fête bat son plein durant trois jours où toutes sortes d’excès sexuels auront lieu, y compris la nécrophilie. Les prêtres de Set offrent aussi généralement des serpents pour en faire usage dans le cadre des actes sexuels.
Inspiration d’Egypte Ancienne :
Les inspirations semblent multiples.
On trouve bien une déesse du nom de Derketo, plus souvent nommée Atargatis, dans la religion syrienne. Elle y est une déesse de la mer représentée sous la forme d’une sirène. Atargatis est d’ailleurs la compagne de Dagon (mentionné au sujet du panthéon de Zembabwei), homme poisson dieu des pêcheurs. Hormis le nom, on trouve malgré tout relativement peu de points communs entre la Derketo hyborienne et la Derketo syrienne.
Une autre piste d’inspiration peut être trouvée en Anuket, deuxième nom de la Derketo hyborienne. Anuket est une déesse égyptienne qui est à l’origine la personnification du Nil. Cette déesse peut plus clairement être rapprochée de Derketo puisque celle-ci est considérée comme la première femme de Khnemu qui n’est autre que le dieu de la source du Nil. Akunet étreint le Nil et lui donne sa fertilité. On la représente avec une gazelle ou une antilope voire avec une tête de gazelle. Lorsqu’elle a tête humaine, elle arbore une couronne de plumes.
La dernière piste lie Derketo à Ishtar/Inanna, elle-même déesse de la fertilité et de la volupté originaire de Shem. Ishtar est la compagne de Tammuz, associé aux enfers. Pour en savoir plus, voir Ishtar.